mercredi 21 avril 2010

Apprendre à être tranquille

Au point de vue du développement individuel et pour ceux qui sont encore au commencement du chemin, savoir se taire devant ce que l'on ne comprend pas est l'une des choses qui aiderait le plus dans le progrès.

Savoir se taire, non seulement extérieurement, ne pas prononcer de paroles, mais savoir se taire au-dedans, que le mental n'affirme pas son ignorance avec outrecuidance comme il le fait toujours, qu'il n'essaie pas de comprendre avec un instrument qui est incapable de comprendre, qu'il sache son infirmité, et qu'il s'ouvre simplement, tranquillement, attendant que le moment soit venu pour lui d'avoir la lumière.

Parce que c'est seulement la Lumière, la lumière vraie, qui peut lui donner la compréhension. Ce n'est pas tout ce qu'il aura appris ni tout ce qu'il a observé ni toute la soi-disant expérience qu'il a de la vie, c'est quelque chose d'autre qui le dépasse complètement.

Et avant que ce quelque chose d'autre, qui est l'expression de la Grâce, ne se manifeste en lui, si, très tranquillement, très modestement il se tait et n'essaie ni de comprendre ni surtout de juger, les choses iraient beaucoup plus vite.

Le bruit que tous les mots, toutes les idées font dans la tête, est un bruit assourdissant qui vous empêche d'entendre la vérité si elle veut se manifester.

Apprendre à être tranquille et silencieux... Quand on a un problème à résoudre, au lieu de remuer dans sa tête toutes les possibilités, toutes les conséquences, toutes les choses possibles qu'il faut faire ou qu'il ne faut pas faire, si l'on reste tranquille avec, si possible, une aspiration de bonne volonté, un besoin de bonne volonté, très vite la solution vient. Et comme on est silencieux, on est capable de l'entendre.

Quand vous êtes pris dans une difficulté, essayez cette méthode : au lieu de vous agiter, de remuer toutes les idées, de chercher activement des solutions, de vous inquiéter, de vous tourmenter, de courir de-ci de-là dans votre tête, je ne dis pas extérieurement parce que, extérieurement, on a assez de bon sens pour ne pas le faire probablement! mais intérieurement, dans la tête, rester tranquille. Et suivant votre nature, avec une ardeur ou une paix, une intensité ou un élargissement, ou tout cela à la fois, implorer la lumière et attendre qu'elle vienne.

Le chemin serait ainsi considérablement raccourci.

5 nov 1958

dimanche 4 avril 2010

dimanche 21 mars 2010

mercredi 3 mars 2010

Quelques réponses de Mère en 1971-72


Seigneur Suprême, sagesse infinie.

À cette heure périlleuse où les égoïsmes s'affrontent et s'affirment, le seul salut est de prendre refuge en Toi.

Permets que rien en nous ne fasse obstacle à l'accomplissement de Ta Volonté.

Permets que nous devenions des collaborateurs conscients et efficaces de l'accomplissement de Ta Volonté.

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Notre conscience humaine a des fenêtres qui s'ouvrent sur l'Infini. Mais généralement les hommes gardent ces fenêtres soigneusement fermées. Il faut les ouvrir toutes grandes et laisser l'Infini pénétrer librement en nous pour nous transformer.

Deux conditions sont nécessaires pour ouvrir ces fenêtres.

1) Ardente aspiration

2) Abolition progressive de l'ego.

L'aide divine est assurée à ceux qui se mettent au travail sincèrement.

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Se sentir seul au milieu des êtres humains, est le signe que l'on commence à avoir besoin de trouver dans son propre être le contact avec la Présence Divine. Il faut alors se concentrer silencieusement et tâcher d'entrer profondément pour découvrir la Présence Divine tout au fond de sa conscience, par-delà toute activité mentale.

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Dans le silence est la plus grande réceptivité. Et c'est aussi dans un immobile silence que se fait la plus vaste action.

Apprenons à être silencieux pour que le Seigneur puisse se servir de nous.

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Nous sommes à une heure décisive de l'histoire de la terre. Elle se prépare à la venue du surhomme, et à cause de cela la vieille manière de vivre perd sa valeur. Il faut se jeter hardiment sur le chemin de l'avenir en dépit de ses exigences nouvelles. Les mesquineries, autrefois tolérables, ne le sont plus, il faut s'élargir pour recevoir ce qui doit naître.

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Tout au fond de notre être, dans le silence de la contemplation, une force lumineuse inonde notre conscience d'une paix vaste et lumineuse qui domine toutes les mesquines réactions et nous prépare à l'union avec le Divin, la raison d'être de l'existence individuelle.

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Seigneur Suprême, apprends-nous à être silencieux, afin que dans le silence nous puissions recevoir Ta force et comprendre Ta volonté.

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Seigneur, donne-nous le silence de Ta contemplation, le silence riche de Ta Présence effective.

dimanche 21 février 2010

21 février, anniversaire de Mère


ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ ÔM NAMO BHAGAVATÉ....

jeudi 11 février 2010

Trouver son Âme

Pour trouver l'âme, il faut aller comme ça (geste de plongée), comme ça, se reculer de la surface, se retirer profondément, et entrer, entrer, entrer, descendre, descendre, descendre dans un trou très profond, silencieux, immobile, et alors là, il y a comme une ... quelque chose qui est chaud, tranquille, riche de contenu, et très immobile, et très plein, comme une douceur, ça, c'est l'âme.

Et si l'on insiste et que soi-même on soit conscient, alors il se produit comme une sorte de plénitude qui donne l'impression d'une chose complète et qui contient des profondeurs insondables dans lesquelles on sent que si l'on entrait, alors il y aurait des secrets qui se révéleraient... comme une réflexion dans une eau très paisible de quelque chose qui est éternel. Et on ne se sent plus limité par le temps.

On a l'impression d'avoir toujours été et d'être pour l'éternité. Ça, c'est quand on a touché le centre de l'âme.

Et si le contact a été assez conscient et complet, cela vous libère de l'esclavage de la forme extérieure; on ne sent plus que l'on ne vit que parce que l'on a un corps. Ça, c'est généralement la sensation ordinaire de l'être, d'être lié à cette forme extérieure au point que quand on pense "moi", on pense "le corps". C'est la chose ordinaire.

La réalité personnelle, c'est la réalité corporelle. Ce n'est que si l'on a fait un effort de développement intérieur et que on a essayé de trouver un point un peu plus stable dans son être, qu'alors on peut commencer à sentir que c'est ce "quelque chose" qui est conscient d'une façon permanente à travers tous les âges et tous les changements, c'est ce quelque chose-là qui doit être "moi".

Mais cela, ça demande déjà une étude assez ... assez approfondie. Autrement, si tu penses "je vais faire ceci", "j'ai besoin de cela", c'est toujours ton corps, un petit peu d'une sorte de volonté qui est un mélange de sensations, de réactions sentimentales plus ou moins confuses et de pensées encore plus confuses qui font un mélange et qui sont animées par une impulsion, une attraction, un désir, une volonté quelconque, et c'est cela qui devient momentanément "moi", mais pas directement parce que l'on ne conçoit pas ce "moi" indépendant de la tête, du torse, des bras, des jambes et de tout ça qui bouge, c'est très étroitement lié.

C'est seulement après avoir beaucoup réfléchi, beaucoup regardé, beaucoup étudié, beaucoup observé, que l'on commence à se rendre compte que l'un est plus ou moins indépendant de l'autre et que cette volonté par-derrière peut, ou le faire agir, ou ne pas le faire agir, et ne pas s'identifier complètement au mouvement, à l'action, à la réalisation, qu'il y a un flottement. Mais il faut beaucoup regarder pour voir cela.

Et puis, il faut encore beaucoup plus regarder pour voir que ça, cette seconde chose qui est là, cette sorte de volonté active consciente, c'est mis en mouvement par "quelque chose d'autre" qui regarde, qui juge, qui décide et qui essaie de baser ses décisions sur une connaissance, cela, ça arrive encore beaucoup plus tard.

Et alors, quand on commence à voir ce "quelque chose d'autre", on commence à voir que ça a le pouvoir de mettre en mouvement la seconde chose qui est une volonté active, et non seulement cela, mais que ça a une action très directe et très importante sur les réactions, les sentiments, les sensations, et que finalement, ça peut avoir un contrôle sur tous les mouvements de l'être, cette partie qui regarde, qui observe, qui juge et qui décide.

Cela, c'est le commencement du contrôle. Quand on devient conscient de ça, on a saisi le fil, et quand on parle de contrôle, on peut savoir "Ah ! oui, c'est ça qui a le pouvoir de contrôler". C'est comme cela que l'on apprend à se regarder.

mercredi 30 décembre 2009

La vision et la Grâce

La terre était ravagé par le feu
Et le grondement de la mort
Hurlait pour massacrer un monde que sa faim avait créé ;
J'ai entendu retentir les ailes de fer de la destruction :
Le cri de guerre du titan résonnait dans mes oreilles,
l'alarme et le tumulte secouaient la nuit armée.

J'ai vu les pionniers de flamme du Tout-puissant
Sur le versant céleste qui touche la vie
Descendre en foule les marches d'ambre de la naissance ;
Avant-coureurs d'une multitude divine
Ils venaient par les sentiers de l'étoile du matin,
Ils entraient dans le petit espace de la vie mortelle.

Je les ai vus traverser le crépuscule d'un âge,
Les fils aux yeux de soleil d'une aube merveilleuse,
Les grands créateurs au front ceint de calme,
Puissants briseurs des barrières du monde
Et lutteurs contre le destin dans le champ clos de ses décrets,
travailleurs dans les mines des dieux,
Messagers de l'Incommunicable,
Architectes de l'immortalité.

Ils entraient dans la sphère déchue des hommes,
Leurs faces portaient encore la gloire de l'Immortel,
Leurs voix communiaient encore avec la pensée de Dieu,
Leurs corps irradiaient la beauté de la Lumière de l'Esprit,
Porteurs du mot magique, du feu mystique,
Porteurs de la coupe dionysiaque de la joie,
Leurs yeux brillaient d'un homme plus divin,
Leurs lèvres chantaient l'hymne inconnu de l'allégresse de l'âme,
Leurs pas résonnaient dans les corridors du temps.

Grands prêtres de la sagesse et de la douceur et de la puissance et félicité,
Découvreurs des chemins ensoleillés de la beauté,
Nageurs des torrents rieurs de l'Amour brûlant,
Corybantes dans le temple d'or de l'extase,
Un jour leur pas changeront la souffrance de la terre
et justifieront la lumière sur la face de la nature.
...

Sri Aurobindo,
Extrait de Savitri livre III, chant IV.